Afrim SALIEVSKI
Belge, né le 10/11/1979.
6 années au RWDM, saisons 1997-2002, 98 matches (24 en D1, 66
en D2, 6 en CB, 2 en CL), 1 but (1 en D1).
1 année au FC Molenbeek Brussels Strombeek, saison 2003, 22 matches
(22 en D2).
Originaire de Peutie, un petit club avoisinant Vilvorde
où il a toujours habité, Afrim n'y joua finalement que
trois petites saisons puisqu'il rejoignit le célèbre centre
de formation des jeunes du RWDM dès sa première saison
de la catégorie minime en 1991. Il traversa toutes les équipes
d'âge au poste de défenseur latéral droit, voire
parfois à gauche. Ce n'est qu'en catégorie espoirs, lorsqu'il
fut drivé par Daniel Renders qu'il s'imposa au sein de la défense
au poste de stoppeur qui lui allait comme un gant : lui qui adore tant
aller au duel, il put y imposer son jusqu'au-boutisme, sa hargne et
sa volonté dans un marquage individuel à la culotte comme
il l'affectionne tant
ce qui lui conféra bien vite son
surnom de "pit-bull" ! Lors de cette période, il fut
même sélectionné en équipe nationale des
Juniors UEFA en compagnie de son pote de chambrée, un certain
Jonathan Butera.
Comme l'indique à suffisance son patronyme, Afrim Salievski
est bel et bien d'origine albanaise, tout comme son aîné
Adrian Bakalli. Son père est né en Macédoine (dans
un petit village situé à 40kms d'Ohrid et de son magnifique
lac) tandis que son grand-père maternel vit le jour à
Tirana. Même s'il se sent à 70% belge pour 30% macédonien,
c'est toujours avec un plaisir non feint qu'il retourne en vacances
dans le charmant pays de ses racines. Parfait polyglotte et symbole
d'une intégration réussie, Afrim parle albanais avec son
père, néerlandais avec sa mère et français
avec ses coéquipiers molenbeekois !
Son championnat 1997 fut réellement celui de l'éclosion,
celui de toutes les réussites et de tous les paliers gravis à
la vitesse Mach3. Il commença la saison en juillet 1996 au sein
des juniors UEFA, avant d'intégrer les Espoirs en décembre
et le noyau A en mars 1997
quelle fulgurante ascension n'est-il
pas ? Il allait alors remplacer au pied levé un Adrian Bakalli,
blessé pour un fort long moment. Il aurait pu croire à
un poisson d'avril tardif, mais en se pinçant il constata qu'il
s'agissait bien de la réalité : le 5 avril 1997, à
17 ans, il fit sa première apparition (frappé de son mythique
n° 16) sur un terrain de D1 lors d'une joute de championnat chez
les Hurlus Mouscronnois des frères M'Penza (défaite par
2-0). Lors de cette 29ème rencontre, il doubla Sébastien
Stassin (dont c'était aussi la première titularisation)
à la 67ème minute au poste de demi-défensif. Il
n'eut pas le temps de pavoiser bien longtemps vu qu'il participa dès
la semaine suivante aux trois dernières minutes du célèbre
derby Bruxellois au Machtens, remplaçant ainsi Steve Barbé
afin de préserver le nul vierge au marquoir. Il ne participa
plus aux quatre dernières joutes du championnat et se pourlécha
les babines d'envie en attendant la saison suivante.
Maître René ayant, à l'aube de la saison 1998,
laissé sa place à Daniel Renders qui connaissait parfaitement
les qualités intrinsèques d'Afrim Salievski, ce dernier
fut d'emblée titularisé pour le match de reprise au Germinal
Ekeren. Par la suite, il subit un léger contrecoup et fut même
relégué quelque temps dans le noyau B. Afin de se consacrer
tant et plus à son nouveau métier de footballeur, Afrim
mit même un terme définitif à ses études
alors qu'il fréquentait la 5ème humanité. Il parapha
en novembre 1997 son tout premier contrat de 4 ans en tant que footballeur
professionnel qu'il fêta dès la semaine suivante contre
le Standard
en se faisant exclure pour la première fois.
En effet, esseulé à la 66ème minute face à
un Dirk Huysmans qui filait seul au but, Afrim n'eut d'autre ressource
que la faute dite professionnelle et nécessaire en le retenant
par le maillot. Bien mal embarqué à la trêve hivernale,
le RWDM n'eut d'autre recours que de transférer quelques vieux
brisquards en espérant redresser la pente, c'est ainsi qu'Afrim
dut céder sa place pour le stage à Teneriffe, Daniel Renders
ne pouvant emmener que 20 joueurs avec lui. Guy Vandersmissen allait
alors être intronisé à la place de Renders et fit
une confiance aveugle à Afrim qui n'allait plus quitter l'équipe.
Il connut même son Nirvana le 18 avril 1998 lorsque, non content
de mettre sous l'éteignoir un Branko Strupar à l'apogée
de sa carrière, il déflora la marque au Machtens contre
le RC Genk à la 37ème minute (1-1 score final). Servi
en profondeur par Guy Vandersmissen, Afrim entama alors une course folle
avant de s'en aller battre victorieusement Brockhauser, pour ce qui
demeurera finalement sa seule et unique réalisation en D1. Dès
la semaine suivante, il accueillit dans l'équipe un certain Jona
Butera qui fêta sa première cape
ils n'allaient à
nouveau plus se quitter ces deux-là ! Afrim participa finalement
à 17 rencontres tout en ne pouvant éviter la culbute en
D2. Le grand PSV Eindhoven tenta alors de l'attirer en Hollande, mais
le club Molenbeekois ne voulut rien savoir et garda précieusement
son vintage.
A l'orée de la saison 1999, toute l'équipe avait été
bâtie pour remonter au plus vite, mais ce championnat de l'anti-chambre
se soldera par une désastreuse septième place au final.
Afrim ne put finalement prendre part qu'à 11 rencontres à
cause de blessures tenaces. Vu le gâchis humain et financier de
cette compétition, les dirigeants jouèrent la carte de
leurs nombreux et talentueux jeunes pour la saison 2000.
Afrim rajoutera pas moins de 29 rencontres de D2 à son actif
en 2000 lors d'une saison où les jeunes avaient montré
de belles choses qu'ils allaient matérialiser la saison suivante
via une superbe remontée lors d'un haletant tour final de D2,
ce qui reste toujours aujourd'hui son meilleur souvenir footballistique.
Afrim n'y fut à nouveau pas pour rien vu qu'il officia lors de
pas moins de 21 matches de championnat et 5 du tour final. Devant l'impressionnante
concurrence imposée par les Fassotte et Kargbo dans l'axe, Afrim
se fixa très fréquemment au back droit, pour le bien de
l'équipe. C'est alors que le club Turc de Denizlispor fit une
offre de pas moins d'1 million € pour Afrim, mais notre manager
Freddy Smets refusa la transaction, préférant attendre
et laisser monter les enchères en vue de sauver quelque peu les
finances du club, mais aucune offre supérieure n'aboutit jamais
sur son bureau.
La D1 lui retendait donc à nouveau les bras, à lui qui
y avait déjà goûté 3 ans plus tôt avec
dix-neuf capes. Hélas, il ne rajoutera finalement que 5 matches
à ses statistiques cette saison-là. Non seulement la sorcière
ne voulut décidément pas le lâcher, mais en plus
Emilio Ferrera lui préféra souvent le vieux routinier
Jimmy Smet. Sa dernière apparition sous notre vareuse se déroula
finalement le 13 octobre 2001 contre Beveren lors de notre première
victoire dans ce funeste championnat (3-0), lorsqu'il doubla Jimmy Smet
à la 74ème minute.
Suite à la radiation de son club de toujours, il se retrouva
aussi, comme bon nombre de jeunes, dans l'expectative. Il rallia finalement,
avec Jona Butera bien sûr, le KFC Strombeek en D2 lors du 4ème
match de la saison, juste avant que le club ne revienne au Machtens
sous l'appellation du nouveau projet FC Molenbeek Brussels Strombeek.
Il n'y passa malheureusement qu'une seule saison, car il était
devenu très difficile pour un jeune joueur de surnager au sein
d'une équipe et d'une direction en pleine construction qui se
cherchaient à tous les niveaux. Et pourtant, ses stats furent
excellentes : suite à une énième blessure, il ne
fit son maiden-match que le 20 octobre 2002 lors du dixième match
contre le CS Bruges (0-0) et ne quitta finalement l'équipe qu'à
trois reprises d'ici la fin de championnat, à cause de deux exclusions
et de trois bristols jaunes
ce qui ne convainquit apparemment
pas l'entrepreneur de Ternat ! Son dernier match au Machtens fut donc
l'ultime rencontre de l'histoire de Strombeek sous ce vocable, le 11
mai 2003, lors d'une victoire 5-1 contre Geel. Ayant alors reçu
son bon de sortie comme les trois-quart de l'équipe (une habitude
chez notre bouillant JV !), il trouva refuge avec son éternel
pote Jona Butera au Vigor Hamme en D2 où il évolua 4 saisons
durant, entre juillet 2003 et juin 2007. Ces quatre saisons furent hélas
à nouveau marquées par de fort nombreuses et lancinantes
blessures. Fatigué de devoir passer sur le billard et à
nouveau souffrir en rééducation, Afrim n'eut d'autre ressource
que de remiser définitivement les crampons au clou, la mort dans
l'âme. Il n'avait quasiment plus su jouer lors des deux dernières
saisons et comptait déjà six opérations à
son compteur (une fois à la cheville, deux fois aux ligaments
du genou, une fois pour pubalgie et deux fois au tendon d'Achille) et
se voyait à nouveau contraint à repasser sur le billard
pour solidifier son genou
c'en fut de trop pour le combatif et
courageux Afrim qui jeta, une fois n'est pas coutume, le gant ! Sa femme
Linda et sa petite fille Nora vont enfin pouvoir profiter pleinement
de leur mari et papa !
Actuellement, après avoir effectué quelques piges en
tant que chauffeur de taxi de luxe pour VIP sociétaires, Afrim
s'occupe activement de l'accueil de la clientèle à l'Etap
Hôtel de Diegem où il alterne le français, le néerlandais
et l'anglais avec une facilité déconcertante... vous y
reconnaîtrez aussi le plus facilement du monde son légendaire
sourire Pepsodent et ses éternels cheveux gominés, le
tout saupoudré de bonne humeur et de nostalgie envers le RWDM
! Dieu soit loué, le sympathique Afrim n'a pas changé
et ne changera jamais d'un iota... pour notre plus grand bonheur !
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