Christ BRUNO
Belge, né le 08/04/1977.
1 année au FC Molenbeek Brussels Strombeek, saison 2003, 31 matches
(31 en D2), 0 but.
4 années au FC Brussels, saisons 2004-2007, 109 matches (74 en
D1, 30 en D2, 5 en CB), 6 buts (5 en D1, 1 en D2).
D'origine Italienne de par son père Césare, Christ (qui
n'est nullement un diminutif) passa une jeunesse autant heureuse que
tranquille avec son frère Jon et ses surs Lucy et Daisy,
dans la paisible commune de Solre-Saint-Géry (à quelques
hectomètres de Beaumont). Dès ses 6 ans, il signa sa première
carte d'affiliation dans le club du village, la Jeunesse Sportive Solrezienne,
où son parrain, Jean-Michel Hannoteau, l'utilisa sans arrêt
comme bouche-trou en pré-minimes ou en minimes, le baladant à
toutes les places possibles et inimaginables du milieu et de la défense,
exacerbant ainsi sa polyvalence (ce qui lui sera grandement utile plus
tard). Il y demeura 6 ans avant de s'embrigader dès 1989 à
Marchienne, vivier réputé du Sporting de Charleroi
qu'il rejoindra dès la saison suivante, à l'aube de ses
13 ans. Il y fit calmement son écolage au milieu des Casto, Teklak
et Silvagni avant d'incorporer le noyau A en juillet 1995 dont les rênes
étaient alors tenues par Luka Peruzovic.
Avant un déplacement au Gaverbeek de Waregem, l'entraîneur
Croate se trouva, suite à quelques défections pour blessures
ou suspensions, comme la cigale au sortir de l'hiver, à court
de " matériel humain ". C'est alors qu'il fit appel
au teenager Christ Bruno (tout juste 18 ans) pour compléter sa
présélection. Tout heureux de déjà pouvoir
s'asseoir sur le banc des remplaçants, Christ eut finalement
la très agréable surprise de se voir titulariser pour
son premier match en D1. Il y mena la vie dure à un certain Souleymane
Oulare (qui allait ensuite éclater au RC Genk) et réussit
même un fort bon match malgré la sévère défaite
sur le score sans appel de 4-1. Se sentant à l'aube d'une belle
carrière, Christ signa son premier contrat pro dans la foulée
et stoppa net ses études en comptabilité alors qu'il ne
lui restait plus qu'une seule année à accomplir. Bien
mal lui en prit, car il ne jouera plus d'autre match sur les saisons
'96 et '97. Lors de l'arrivée au pouvoir de Robert Waseige, son
président Jean-Paul Spaute lui conseilla vivement de reculer
afin de mieux sauter.
C'est ainsi que Christ se lia avec le deuxième club du Pays
Noir, l'Olympic de Charleroi avec la ferme intention de ne considérer
ce retour en arrière que comme un passage momentané et
obligé en vue de s'aguerrir avant de retrouver la D1
finalement,
à force de travail et de persévérance, il mettra
près d'une décennie avant de refouler les pelouses de
notre élite footballistique. Il passa finalement 4 saisons (1998
à 2001) chez les Dogues en D3 où il se forgea son caractère
de combattant et son mental en acier trempé. Ses deux entraîneurs
carolos, Nebosja Malbasa et Danny Ost, n'eurent de cesse de se féliciter
de posséder un tel élément sûr et vindicatif
dans leur team. Christ, alors que tous ses collègues amateurs
ne s'entraînaient que le soir, fit montre de son professionnalisme
exacerbé en s'astreignant bénévolement à
un deuxième entraînement journalier chaque matin ! Pas
étonnant qu'il soit du signe du Bélier ! Pour la saison
2002, il rejoignit, toujours en D3, les ambitieux Francs Borains qui,
finalement, ne montèrent pas dans l'antichambre de l'élite
tandis que lui si !
En effet, un certain Danny Ost devint l'entraîneur de Strombeek
en D2 et ne fouilla pas bien longtemps dans sa mémoire lorsqu'il
rechercha un milieu défensif engagé et qui sache supporter
la pression. C'est ainsi qu'après 5 saisons d'âpres batailles
en D3, Christ signa son contrat au Singel pour la saison 2003. Sans
le savoir, il eut le nez fin et mit en plein dans le mil, vu qu'un certain
Johan Vermeersch (qui voulait rendre un club de D1 au Stade Machtens
de Molenbeek en associant le matricule du KFC Strombeek aux restes encore
fumants du RWDM) y débarqua dès le 3ème match,
dégoulinant d'ambitions sportives ! La saison 2003 fut des plus
chaotiques administrativement et sportivement parlant, avec notamment
un tsunami d'arrivées et de départs lors du mercato d'hiver,
mais le club ne parvint nullement à atteindre les objectifs présidentiels
: se qualifier pour le tour final de D2 par le truchement du classement
général ou par le gain de la dernière tranche.
Toutefois, Christ surnagea dans ces eaux troubles en participant entièrement
ou partiellement à 31 des 34 rencontres de championnat. Au moment
de la reconduction de son contrat dans le désormais tout nouveau
club du FC Brussels, Johan Vermeersch s'en souvint et lui proposa de
rempiler pour un an et de voir par après ce qu'il adviendrait.
Sa saison 2004 répondit largement à ses attentes avec
à la clé un magnifique titre de D2, synonyme de montée
en D1
EN-FIN ! Il avait, tout au long de cette glorieuse campagne,
presté pas moins de 30 des 34 rencontres de D2 ainsi que les
3 joutes de Coupe de Belgique (dont le derby contre Anderlecht). Il
avait même inscrit son petit but le 17 janvier 2004 lorsqu'il
déflora la marque à la 18ème minute contre Renaix.
Comme l'année précédente, il trouva un nouvel accord
avec notre direction et allait enfin regoûter à la D1,
près de 10 ans après son seul et unique match de D1. Il
avait fini son chemin de croix et était fin prêt pour son
retour au nirvana ! Certains au club n'étaient pas loin d'imaginer
que si Christ avait obtenu son précieux sésame, il le
devait sans doute plus pour services rendus que pour sa valeur intrinsèque,
le considérant plutôt comme une excellente et polyvalente
doublure à la mentalité exemplaire que comme un titulaire
indiscutable
Christ allait leur prouver à tous et à
maintes reprises que leur confiance ne pouvait pas être mieux
placée !
Sa saison 2005 (la première en D1 du FC Brussels) fut conforme
à ses espérances, vu que dès le premier match contre
Genk (7 août 2004) il s'érigea sans coup férir comme
un pion indispensable, un titulaire indiscutable au sein de notre équipe.
Christ eut beau être mis à toutes les sauces (back droit,
back gauche, milieu défensif, stoppeur et même milieu droit),
il savoura sa revanche, mordit à pleines dents dans son bonheur
retrouvé et commença donc sa véritable carrière
en D1 à 27 ans ! Si nous l'adulions déjà en catimini,
ce n'est que lors du 4ème match de la saison, lors d'un déplacement
à Sclessin le 28/08/2004, qu'il éclata aux yeux du grand
public non encore averti qui l'y découvrit en pleine lumière.
En effet, non seulement content de remporter l'enjeu (1-3) au Standard,
il musela parfaitement Sergio Conceiçao de son poste de back
gauche tout en inscrivant un superbe coup-franc à Runje et en
délivrant un assist-caviar à Richard Culek
excusez
du peu ! Il prouvera ensuite à tous et à suffisance qu'il
avait bien le niveau de la D1 dans ses crampons ! Le 24 septembre, il
y alla encore d'un aussi superbe qu'inutile but lorsqu'il nous donna
l'avance contre le Club de Bruges (score final, 1-6). Rien ne tournait
sous Ferrera et l'entraîneur hispanique, afin de se dédouaner,
nous sortit une brochette de coupables de son chapeau au soir d'une
nouvelle défaite, 2-0 à St Trond le 23 octobre. C'est
ainsi que les Emeran, Kinet, Nys, Zézéto et autre Bruno
se virent renvoyer sans autre forme de procès dans le noyau B
où ils n'eurent plus droit qu'à une seule séance
d'entraînement en soirée au beau milieu d'un troupeau de
40 têtes ! Christ n'avait pas fait autant de sacrifices dans sa
vie sportive pour en rester là ; il provoqua la discussion avec
son entraîneur et fut finalement réintégré
un petit mois plus tard dans un noyau A qu'il n'aurait jamais dû
quitter. C'est lorsque Robert Waseige eut succédé à
Don Emilio, que Christ réalisa ensuite ses meilleures prestations,
prouvant ainsi à Bob The Coach que celui-ci avait eu tort de
ne pas lui faire confiance près d'une décennie plus tôt
à Charleroi. Finalement, malgré ces aléas, Christ
fut à nouveau bon pour 24 matches de D1 lors de cet exercice
2005.
Sa saison 2006 fut celle de la confirmation sous les ordres d'Albert
Cartier, un entraîneur bien plus communiquant et communicatif,
ce qui plut d'emblée au groupe qui passa finalement une saison
on ne peut plus relax au milieu de la hiérarchie nationale. Christ
y alla encore de 31 joutes de D1 tout en trouvant encore deux fois le
chemin des filets
dont une fois les siens ! En effet, s'il dévia
bien involontairement un centre Mouscronnois hors de portée d'Izgi
le 8 avril 2006, il se rattrapa en inscrivant le premier but de notre
victoire (2-1) contre le Lierse le 30 avril de la même année.
Par contre, la saison 2007 n'allait pas tenir du même tonneau,
à l'image de la saison mouvementée du club. Les cadres
avaient été fort (trop ?) rajeunis et Christ devint un
des barrons, un des vieux briscards du groupe, conseillant tant et plus
la nouvelle vague. Après un début en fanfare qui nous
vit tutoyer les cimes, notre effectif s'essouffla rapidement et paya
un très lourd tribut aux blessures diverses, clôturant
finalement le premier tour au peu envieux 16ème rang ! Comme
à chaque fois, on rectifia le tir lors du mercato d'hiver pour
finalement terminer à la 14ème place, sans jamais avoir
senti le souffle chaud des barragistes dans notre cou ! Le pauvre Christ
subit trois blessures musculaires sur sa saison (lui qui n'était
jamais blessé a eu tout le temps nécessaire pour écouter
Bono et son groupe fétiche de U2 !) et ne put donc prester "
que " 19 rencontres tout en accomplissant son score habituel de
deux réalisations. C'est ainsi qu'il inscrivit le seul but de
notre 2ème match à Zulte-Waregem le 5 août 2006,
mais c'est plutôt son second but qui marqua les esprits : qui
ne se souvient pas de son égalisation d'une magnifique volée
à Westerlo le 3 mars 2007 et de la suite qu'il lui donna ? Son
entraîneur était apparemment sur la sellette et il se précipita,
index pointé vers ce dernier, vociférant " c'est
pour toi, c'est pour toi ! "
En fin de contrat en juin 2007, bien que courtisé par trois
autres entités de l'élite, c'est à la plus grande
joie des Bxl Boys que le fidélissime Christ parvint à
trouver un nouvel accord pour une saison supplémentaire avec
notre président Johan Vermeersch. Notre tout jeune et instable
club a bien besoin de s'identifier à des clubmen, des battants
qui mouillent leur maillot comme lui (pas étonnant que son modèle
soit le bouillant ratisseur Gennaro Gattuso de l'AC Milan)
et
Christ appert désormais comme le seul survivant, le dernier des
mohicans de la période Strombeek au stade Machtens !
Mais comment parler (ou plutôt écrire) de Christ Bruno
sans prendre le raccourci obligatoire de sa grande passion pour les
chevaux, sa fontaine de jouvence où il se ressource fréquemment
pour oublier les tracas du foot pro ? C'est en 1996, lors de son passage
au Sporting de Charleroi, qu'un certain Raymond Mommens lui transmit
ce si délicieux virus équestre. Ne dit-on d'ailleurs pas
qu'il s'agit de la plus noble et belle conquête de l'homme ? Il
prit d'abord le parti de s'impliquer dans un élevage situé
à Noirchain (près de Frameries, en plein Borinage). Sa
charmante fiancée Cécile (employée au ministère
des finances à Bruxelles) possédait déjà
son cheval et l'initia aux plaisirs du sport hippique. En 2000, ils
devinrent propriétaires d'une dizaine de pur-sang anglais (Pampa,
Redondo, Cazias, Melena,
), spécialisés dans le sprint.
Deux de leurs juments (dont Soubise), qui ont déjà remporté
quelques courses sur les hippodromes de Sterrebeek, d'Ostende et de
Ghlin (grand hasard, leur première victoire fut acquise le jour
même de la signature du contrat de Christ à Strombeek),
sont même destinées à l'élevage, et donc
à donner naissance à des étalons de compétition,
destinés à la revente ! Depuis, Sunday Alliance (poulain
de Soubise, plus d'1m80 au garrot !) représente la plus belle
promesse de leur écurie Alliance ; ce crack est actuellement
entraîné par Andy Schouteet au centre de Groenendael. Comme
sur les terrains du royaume, Christ ne laisse jamais rien au hasard
et préfère se rendre lui-même dans les haras pour
étudier les différents potentiels génétiques
des étalons avant d'en éventuellement accepter les croisements
et autres saillies. Jadis, Christ montait lui-même, mais depuis
que sa carrière a enfin pris l'essor désiré en
D1, il ne tente plus le diable et s'en abstient prudemment, laissant
exclusivement ce " job " à sa sympathique fiancée
Cécile, qui fut même désignée Cravache d'Or
en 2002 suite à ses 14 victoires cette année-là
(son premier triomphe en jockey amateur remontant déjà
aux années '90). Depuis, leurs galopeurs leur ont déjà
valu près de vingt victoires, toutes compétitions confondues
! Actuellement, ils concourent également dans les Grands Prix
de Deauville et de Paris où le niveau est bien plus élevé
qu'en Belgique ! Mais sa passion des animaux ne se borne pas aux seuls
chevaux vu que Christ a toujours possédé des chiens. Actuellement,
c'est un Jack Russel terrier (répondant au patronyme de Yala)
qui court avec les Bruno's dans leur jardin de Blaregnies, véritable
havre de paix du Borinage à quelques encablures de la frontière
française.

