Flavien LE POSTOLLEC
Français, né le 19 février 1984,
1 année au FC Brussels (saison 2007), 16 matches (16 en D1),
1 but (1 en D1).
Natif d'Abidjan, la capitale Ivoirienne, Flavien Le Postollec n'y demeura
finalement qu'une grosse année, bien qu'il possède toujours
la double nationalité franco-ivoirienne. Il suivra donc tout
son cursus selon le mode européen et en affichera le pragmatisme,
même s'il avoue toujours un petit faible pour les Eléphants
ivoiriens, quoi de plus normal ! Son père, un pur Breton (d'où
le choix de son prénom et la résonance de son nom), décida
donc très tôt de rejoindre la paisible Provence française
avec Flavien et son frère aîné Olivier (sa soeur
cadette naîtra elle dans l'Hexagone). Flavien y chaussa ses premiers
crampons à l'US Vitrolles au milieu des crissements de criquets
et fit du football son plus agréable passe-temps, sans jamais
imaginer en faire un jour son futur métier. Preuve de son scepticisme,
le jeune Flavien obtint même son bac haut la main à un
âge où tous ses potes aspiraient plutôt à
devenir le nouveau Zidane. Ce n'est qu'à 15 ans lorsqu'il rejoignit
le FC Martigues, à quelques encablures de Marseille, et qu'ensuite
il presta en CFA (= D3 chez nous) que l'idée de faire carrière
germa tout naturellement en lui.
Il franchit ensuite un pallier décisif à 20 ans en intégrant
en 2005 le centre de formation du LOSC où il fut entièrement
dépaysé. Non seulement, le thermomètre n'affichait
pas la même douceur dans le Nord que dans le Midi, mais il côtoya
alors bon nombre de jeunes déjà bien installés
dans le programme formation depuis quelques années et qui possédaient
quelques longueurs d'avance non négligeables sur lui, aussi bien
au niveau technique qu'au niveau de l'engagement. Flavien dut mordre
sur sa chique et aller au charbon pour accrocher le bon wagon. Sa récompense
survint lors de la saison 2006 sous la forme de deux capes avec le noyau
A : il disputa ainsi son premier (et seul) match de League 1 contre
le FC Metz, ainsi qu'un match de Coupe de la Ligue face à Lorient.
Cela lui avait mis l'eau à la bouche, mais suintait également
d'un goût de trop peu ! La saison 2007 n'allait plus lui permettre
de démontrer son talent vu que le LOSC se targuait d'un entrejeu
costaud et expérimenté, jouant le haut du pavé
en League 1 et toujours qualifié en Champions League Européenne.
Lorsqu'Albert Cartier et Dimitri M'Buyu, respectivement entraîneur
et manager du FC Brussels, se renseignèrent auprès de
l'entraîneur Lillois, Claude Puel, au sujet d'un jeune back gauche
prometteur (Dieudonné Owona), le nom de Flavien Le Postollec
glissa également dans la conversation. Finalement, Flavien accompagnera
son pote de chambrée Owona en prêt pour 6 mois lors de
ce mercato hivernal de la saison 2007. Renseigné par son collègue
Lillois Odemwingie sur la qualité et les possibilités
de débouché du championnat belge, Flavien, qui avait aussi
vu la double confrontation entre Anderlecht et son club en Champions
League, en fut rasséréné et releva hardiment le
défi.
Sa condition physique étant optimale vu qu'il sortait d'un stage
avec le noyau pro du LOSC au Touquet, il tapa immédiatement dans
l'il de son nouvel entraîneur Albert Cartier et fut de suite
titularisé, moins d'une semaine après son arrivée,
pour le premier match du second tour. C'est donc le 20 janvier 2007
lors d'un déplacement chez les Dragons Montois qu'il honora sa
première cape pour le compte du FC Brussels. D'emblée,
il rassura ses partenaires et son staff par un placement et un sens
de l'anticipation dignes d'un vieux chevronné. Seule la fougue
de sa jeunesse lui jouant des tours, vu qu'il se fit montrer deux bristols
jaunes lors de ses deux premières joutes
il dut bien s'amender
tout en reconnaissant que l'arbitrage ne recelait pas la même
intransigeance outre-quiévrain ! Flavien allait s'avérer
le complément idéal et indispensable de Richard Culek,
et allait finalement prester tous les matches du second tour
sauf
celui contre le Standard vu qu'il était alors suspendu pour abus
de cartes jaunes. Précieux et toujours disponible, Flavien y
alla même de son petit but lors du set de tennis contre Roulers
(6-2) le 24 avril 2007 lorsqu'il doubla la marque dès la 9ème
minute de jeu.
Notre président eut tôt fait de se rendre compte qu'il
possédait sans doute là le remplaçant tout désigné
pour notre Captain Alan Haydock et se mit donc en quête du St
Graal : convaincre Lille de lui vendre Flavien alors qu'il lui restait
encore une année de contrat là-bas. Le fait qu'il se soit
bien mis en vitrine et qu'il ait accumulé du temps de jeu chez
nous, fit légèrement monter sa cote
ainsi que les
jalousies ! Mogi Bayat tenta bien une approche pour Charleroi, mais
c'est bel et bien notre président Johan Vermeersch qui s'adjugea
le gros lot avec un contrat de 3 saisons à la clé. Fidèle
à son adage "ce que tu sèmes, ce que tu récoltes"
qu'il s'est fait tatouer sur les deux poignets, Flavien est bien décidé
à ristourner toute cette confiance à notre club dès
le début de la saison 2008...
Il pourra donc continuer à partager, avec sa copine Celia (également
Marseillaise et assistante sociale de son état), le même
appartement que son pote Dieudonné Owona. Imaginez-vous une alchimie
entre un Parisien et un Marseillais, entre l'eau et le feu, "Dédé"
étant autant bordélique, extraverti et speedé que
Flavien ordonné, casanier et calme
mais ne dit-on pas que
les opposés s'attirent
pour le meilleur et pour le Brussels
?
Grand amateur de hip-hop comme tout phocéen qui se respecte,
il voue une grande admiration au groupe IAM, et plus particulièrement
à son célèbre leader, Akhenaton. Lui-même,
avec une bande de potes, a également été chanteur
dans un groupe, Procès Verbal !
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