Frédéric PIERRE
Belge, né le 23/02/1974, 2 années au RWDM, saisons 1996-1997,
66 matches (61 en D1, 3 en CB, 2 en CE), 24 buts (23 en D1, 1 en CB).
Frédéric Pierre s'adonna tout bambin
à la pratique du football qui devint bien vite sa passion. Il
commença tout naturellement derrière la maison familiale
à Folx-les-Caves avant de progressivement continuer son apprentissage
d'abord à Mont St André, puis Hannut, ensuite le RJ Wavre
et enfin le Germinal Ekeren. Chien fou, n'ayant pas sa langue en poche
et possédant un caractère bien trempé, tous les
" spécialistes " extérieurs virent d'un mauvais
il son association avec de fortes têtes comme René
Vandereycken et Johan Vermeersch lorsque le RWDM prit le risque calculé
de l'engager en juillet 1995
mais c'est bel et bien notre club
qui allait gagner au Lotto tant l'apport de Fred s'avéra primordial
!
Il devint bien vite le chouchou de Maître René comme de
tout notre public : il y fut adulé et respecté comme jamais
nulle part ailleurs ! Il était l'électron libre devant,
l'homme sacrifié qui devait courir et convertir les quelques
occasions que tous nos autres joueurs défensifs devaient lui
catapulter, et il s'en tira à merveille. Alors que tous ces mêmes
spécialistes nous considéraient comme un des possibles
futurs descendants, cette dream team de la saison 1996 renversa tout
sur son passage, se classa en ordre utile pour la qualification européenne
(ce fut la dernière fois d'ailleurs !), possédant la meilleure
défense de D1 (29 buts encaissés seulement) et assez paradoxalement
ne trouvant que quatre équipes à avoir moins scoré
que nous (à peine 39 buts en 34 matches !)
tous nos buts
valurent donc leur pesant d'or (que de victoires dites Arsenal cette
année-là !). Fred y mit sa pierre (facile comme jeu de
mots, je sais !) à l'édifice avec ses 13 buts en 32 matches
(pour 8 à Marc Wuyts deuxième meilleur buteur de la saison).
Il disputa donc son premier match de championnat sous nos couleurs le
5 août 1995 lors d'une victoire 1-0 contre Beveren et ne dut attendre
que le deuxième match pour déjà trouver les chemins
des filets au Forrestierstadion d'Harelbeke. Un des matches qui me marqua
le plus de notre Fred cette année-là fut notre rencontre
à domicile contre le CS Bruges : menés 0-2 à 11
minutes de la fin, tout le monde avait baissé les bras, sauf
un Fred rageur qui scora deux fois pour rétablir la parité
et nous donner un petit point qui, au décompte final de la saison,
s'avéra importantissime (vu qu'avec un point de moins, nous ne
nous serions pas qualifiés pour l'Europe !). Si lors de sa deuxième
et dernière saison sous nos couleurs en 1997, notre classement
(16ème) ne nous enthousiasma jamais, il faut bien reconnaître
qu'elle fut tout de même une réussite pour beaucoup de
supporters. En effet, nous retrouvions l'Europe contre Besiktas (Fred
n'y manquant que les trois dernières minutes du match aller at
home) après tant d'années de purgatoire et nous restâmes
invaincus contre Anderlecht (0-1 là-bas grâce à
Papy Guy et un 0-0 at home). Lors du 30ème et dernier match de
Coupe d'Europe de notre histoire, personne n'inscrivit donc notre 40ème
but européen ! Frédéric disputa ainsi 29 matches
de ce championnat tout en n'oubliant pas de donner 10 fois sa carte
de visite aux gardiens adverses. Outre ses déboulés rageurs
et sa vitesse d'accélération, on se souviendra également
tous d'une autre de ses spécialités, le coup-franc direct
: on savait tous à l'avance qu'il brosserait le cuir à
ras du piquet et de terre, mais son shoot était tellement violent
que bon nombre de derniers remparts s'y laissèrent surprendre.
Sa période molenbeekoise fut celle où, selon ses propres
dires, il y côtoya la meilleure ambiance et dans le groupe et
avec les supporters qui eux avaient le respect des joueurs. Il restera
à jamais notre dernier joueur à avoir été
Diable Rouge lorsqu'il prestait chez nous !
La saison 1998 ayant été (une fois de
plus) catastrophique financièrement parlant, Johan Vermeersch
parti suite à la prise de pouvoir de la CIB, il fallut renflouer
les caisses et vendre ses plus beaux bijoux
et donc Fred nous
quitta pour Mouscron qui avait le vent en poupe tout en remplissant
nos caisses de 20 millions de FB. Il déclara même que c'est
au canonnier qu'il courut le moins dans sa carrière vu les excellents
manieurs de ballon qu'il y côtoya et qui lui donnèrent
toujours le cuir à bon escient ! Il prit ensuite tout naturellement
son envol vers le Standard, mais excédé par la mauvaise
foi à son égard, il empoigna Tomislav Ivic qui le grilla
donc à Sclessin. Il prit alors la direction d'Anderlecht pour
7 mois mais ne put y jouer la Champions League vu que le Standard l'avait
obligé à disputer la Coupe Intertoto avec eux auparavant.
Toutefois, corrects, les dirigeants mauves lui paieront même les
primes de Coupe d'Europe. Ensuite, il aurait pu rester au Parc Astrid
ou prendre la direction du Portugal ou de l'Espagne, mais la direction
Liégeoise préféra le bloquer à Sclessin
pour briser sa carrière même si elle y perdait un beau
pactole. Il attendit donc patiemment de pouvoir partir vers Nîmes
en France où l'entraîneur Dominique Bathenay ne comprit
jamais pourquoi les Liégeois se séparaient d'un tel talent.
Il fit ensuite une escale extrêmement lucrative de 6 mois au Quatar
et à Dubaï où il eut comme coéquipiers pas
moins que les très sympathiques Gabriele Battistuta et Sony Anderson
ainsi que le hautain Frank Leboeuf. Il y possède d'ailleurs toujours
une maison ! Il fit alors une dernière pige quasi dans l'anonymat
à Beveren avant de tirer sa révérence au plus haut
niveau. Toutefois, lors de la reprise du matricule de Strombeek par
Johan Vermeersch en septembre 2002, juste avant de le convertir en projet
FC Brussels, il eut un nouveau contact informel avec l'entrepreneur
de Ternat qui voulait en faire un back droit offensif et perforant,
mais hélas les anciens dirigeants strombeekois ne virent pas
son arrivée d'un bon il et l'affaire capota finalement
! Après pas moins de sept passages sur le billard, le genou gauche
de Fred ne possède même plus de cartilage. Très
jeune retraité sportif n'ayant heureusement toujours pas perdu
son vrai parler et pouvant enfin boire une bière le samedi sans
devoir rendre des comptes, il entretient sa forme avec ses amis de toujours
en P4 à Folx-les-Caves ainsi qu'avec deux équipes de foot
en salle tout en supervisant la construction de sa nouvelle demeure
familiale à Ramillies ! Sa situation financière l'autorise
à ne plus travailler du tout, mais il se verrait bien créer
à l'avenir une société de maçonnerie, lui
qui fut jadis menuisier et ardoisier