Kristof SNELDERS
Belge, né le 05/09/1982, 2 années au
FC Brussels (saisons 2005-2006), 54 matches officiels (52 en D1, 2 en
CB), 4 buts (4 en D1).
Né à la rentrée scolaire 1982,
le petit Kristof Snelders est tombé dans la marmite du football
dès sa prime jeunesse. Non seulement il est le fils du médian
récupérateur Eddy Snelders qui totalisa pas moins de 594
capes et 22 saisons en D1 (5 à l'Antwerp, 2 à Lokeren,
2 au Lierse, 2 au Standard, 3 à Courtrai, 5 au Germinal Ekeren,
à nouveau 2 au Lierse et 1 au Germinal Ekeren) avant de devenir
l'assistant-coach des Diables Rouges de 1997 à 2004, mais son
grand-père René fut aussi le dirigeant omnipotent du Germinal
Ekeren durant deux décennies. Avec une telle hérédité,
Kristof ne put y déroger : sa vie se devait de graviter autour
de la planète football !
Originaire de Wilrijk dans la banlieue Anversoise, c'est tout naturellement
au Germinal Ekeren qu'à 5 ans il laça ses premières
chaussures à crampons sous l'il bienveillant de son "
opa " (ne traduisez pas comme une " offre publique d'achat
", ce sobriquet affectueux signifiant simplement " papy "
en langue de Vondel). Il y accomplira 11 longues et belles saisons avant
d'effectuer un grand saut et d'intégrer les scolaires du Feyenoord
de Rotterdam. Hélas, il n'y demeura qu'une seule saison, ne réussissant
pas à percer parmi les espoirs Hollandais. Il rebroussa ainsi
chemin en juin 1998 et s'engagea pour une saison avec les Buffalos du
KAA Gand, mais il n'y prestera finalement qu'une seule rencontre sur
tout le championnat. Déçu par cette première expérience
au sein de notre élite nationale, Kristof Snelders décida
donc de se ressourcer et de revenir au bercail. En juin 1999, il se
lia donc avec le Germinal qui, entre-temps, était devenu Beerschot.
Ses saisons 2000 et 2001 furent également décevantes et
n'offrirent finalement que 3 capes en D1 au teenager anversois. A 20
ans, le déclic se produisit enfin et, lors des saisons 2002-2003-2004,
il afficha 84 sélections et 23 réalisations à son
compteur sous les ordres des Franky Van der Elst et autre Marc Brys.
Après une saison 2004 où il fut couronné meilleur
buteur du Kiel, sa saison 2005 aurait dû être celle de la
confirmation définitive de son talent, mais une guerre intestine
se déclara entre la direction anversoise (dont son grand-père
était toujours vice-président) et les fougueux fans du
Beerschot qui prirent Kristof en grippe du fait de son lien familial.
Après avoir encore disputé les 4 premières joutes
de ce début de saison sans trouver l'ouverture, le ciel s'assombrit
pour celui qui était devenu la véritable tête de
Turc de son public et il ne resta guère plus d'autre solution
que l'exil contraint et forcé pour cette jeune promesse d'à
peine 22 ans. La mort dans l'âme, il sonda donc le marché
des transferts à 4 jours de la clôture du mercato d'été.
Le tout frais émoulu FC Brussels venait lui d'accéder
à la D1 et son entraîneur Emilio Ferrera recherchait depuis
belle lurette un attaquant de décrochage vif et rapide qui aime
la profondeur tout en affichant réalisme dans les seize mètres.
Malgré l'intérêt de Westerlo et de quelques clubs
Hollandais, l'affaire fut bien vite réglée avec le président
Johan Vermeersch et l'ex-international espoir rejoignit le Machtens
en même temps que les Crasson et Voskoboinikov. Son arrivée
priva Emeran et Zézéto du rôle peu enviable de plus
petit joueur du noyau
par la taille s'entend ! Kristof fut titularisé
pour son maiden-match dès la semaine suivante contre Westerlo
le 11 septembre 2004. Il y gaspilla une occasion 22 carats d'ouvrir
la marque et nous fûmes défaits 0-1, ce qui visiblement
lui trotta longuement dans la tête. Bien que Ferrera en avait
fait sa priorité lors du mercato, force fut de reconnaître
que le courant ne passa pas ou prou entre l'entraîneur et son
attaquant de poche. Si Kristof Snelders prit bien part à 23 joutes,
il ne trouva finalement l'ouverture qu'à trois petites et malheureuses
occasions, visiblement atteint lui aussi du célèbre syndrome
typiquement FC Brussels de l'attaquant qui ne marque pas (tous s'y cassèrent
les dents les uns après les autres, sauf Igor De Camargo dont
on oublie souvent qu'il tarda lui aussi quelque peu à trouver
l'ouverture). Son premier but, le 2 octobre 2004, fut tout de même
primordial puisqu'il nous offrit la victoire à la 75ème
minute contre nos concurrents directs Montois au Tondreau. Il ouvrit
également la marque dès la minute initiale contre Ostende
(le 10 novembre 2004, score final 2-2) lors du 13ème match de
la saison. Il attendit ensuite la défenestration d'Emilio et
la prise en mains temporaire du tandem Frédéric Renotte
et Dimitri M'Buyu lors de la 23ème journée pour scorer
une dernière fois ; cette réalisation dès la 4ème
minute lui fit grand plaisir puisqu'elle lui permit de prendre une douce
revanche vis-à-vis de ses anciens employeurs du GBA (victoire
2-1 le 20 février 2005). Kristof ne trouvera plus les chemins
des filets adverses lors des 11 derniers matches sous l'égide
de Robert Waseige.
Sa saison 2006 allait être celle de tous les contrastes sous
les ordres du mentor Albert Cartier. Son premier tour fut d'excellente
facture où il put compter sur l'omniprésence d'un De Camargo
monopolisant au minimum deux défenseurs en permanence et dont
il devint le pourvoyeur en chef. Profitant des espaces, il s'engouffra
tant et plus avant de centrer au cordeau vers son compère d'attaque
avec qui il formait une paire aussi intéressante que différente.
Cette doublette devint bien vite la coqueluche des Bxl Boys qui surnomma
très affectueusement Kristof " Snellie " (sûrement
plus en rapport avec le diminutif de son vocable qu'avec sa vélocité
naturelle). Son abattage défensif fut également appréciable
comme en attestent ses 9 cartons jaunes
Hélas, Igor se
mit tant en exergue qu'il nous quitta après 20 matches au profit
du Standard de Liège. Lors de ce dernier match ensemble, le 28
janvier 2006, Kristof trouva l'ouverture contre Lokeren (score final
1-1), mais cela demeurera hélas son seul et unique but de toute
sa saison 2006. Pire, sur les 14 derniers matches sans notre Tsar Igor,
nous ne trouvâmes plus l'ouverture qu'à 6 maigres reprises,
ce qui fit naître de la rancur dans les tribunes vis-à-vis
de nos goal-getters qui n'en possédaient plus que le nom. Après
54 matches officiels et 4 buts, son contrat de deux ans au Brussels
ne fut donc pas prolongé et Kristof se remit en quête d'un
nouveau club. Sa dernière apparition sous notre vareuse se résuma
finalement aux huit dernières minutes de la 32ème journée
(victoire 0-1 à Roulers le 23 avril 2006).
Il passa donc la saison 2007 au Lisp qui ne s'assimila nullement à
un long fleuve tranquille, loin s'en faut ! S'il participa bien à
32 journées de D1 avec les Lierrois et trouva l'ouverture à
7 reprises, il ne put empêcher son club d'être versé
dans le tour final de D2 dont les Palletiers ne purent se dépêtrer
et donc éviter la rétrogradation. Snellie se rappela tout
de même à notre bon souvenir lors de la 21ème journée
du 10 février 2007, lorsqu'il déflora la marque au Machtens
à la 43ème minute (Culek et Citony nous offrant finalement
la victoire 2-1). Avant d'entamer cette funeste saison, Kristof Snelders
avait décidé d'officialiser devant Dieu son union avec
Catherine et arrêté une date à l'issue du championnat
de D1, mais les aléas de la vie allaient lui jouer un tour somme
toute pendable. En effet, ils ne pouvaient prédire que Snellie
serait alors impliqué dans le tour final de D2 afin d'assurer
la survie de son club en D1. C'est ainsi qu'ils se marièrent
la veille du premier match du tour final et que le très dur entraîneur
Ketil Rekdal signifia à tous les coéquipiers invités
à leur union qu'ils ne pouvaient ingurgiter la moindre goûte
d'alcool à cette occasion et qu'ils devraient impérativement
avoir réintégré leur domicile conjugal avant le
couvre-feu de 23 heures ! Ne se résignant pas à évoluer
en D2, Kristof sonda à nouveau le marché, mais les supporters
locaux tinrent tant à lui qu'ils lancèrent une pétition
pour inciter leur club à tout faire pour le conserver ainsi que
l'Ecossais Miller.
Cette fois-ci, Kristof Snelders eut le nez creux en se liant avec le
CS Bruges qui allait être drivé par le néo-entraîneur
Glen De Boeck. Non seulement les Brugeois du Cercle allaient s'imposer
comme la révélation de la saison 2008, mais Kristof allait
également profiter de la grave blessure de De Sutter et de la
baisse de régime de Iachtchouk pour s'imposer dans les rangs
de sa nouvelle armada. Ses stats brugeoises afficheront ainsi 31 matches
et 6 buts à l'aube de la saison 2009. Bien entendu, il n'avait
préalablement pas loupé l'occasion de se remémorer
à notre bon souvenir lorsqu'il clôtura le score au Machtens
lors d'une sérieuse débâcle face au Cercle (1-4
le 15 décembre 2007). Mais dans un coin de sa tête, il
garde toujours le même objectif secret : rejoindre son père
Eddy parmi les joueurs ayant honoré une cape parmi les Diables
Rouges
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