Michel DE WOLF
Né le 19/01/1958, 6 années au RWDM, saisons
1978-1983, 193 matches (174 en D1, 17 en CB, 2 en CE), 3 buts (1 en
D1, 1 en CB, 1 en CE).
Nivellois de naissance, Michel De Wolf restera toujours le fidèle
citoyen d'une seule ville, Clabecq, dont il est devenu aussi célèbre
que les forges ! C'est là que tout gosse il s'adonna aux joies
du football dans l'équipe du SC Clabecq. Il y demeura jusqu'à
ses 14 ans et rejoignit ensuite l'école de jeunes Molenbeekoise
en 1972. Pur gaucher, Michel devint très vite un back gauche
très sûr avant d'encore prendre plus d'ampleur dans l'axe
de la défense malgré ses 172 cms.
Il fêta à 19 ans sa première cape en D1 le 4/12/1977
lors d'un déplacement à Lokeren (1-1) où il presta
l'intégralité de la rencontre. Dès la semaine suivante,
il foula pour la première fois la pelouse mythique du Machtens
contre Courtrai (5-3). Il avait peut-être attendu la 16ème
journée de la saison 1978 pour faire sa première apparition,
mais il allait s'imposer directement en participant à 16 des
19 dernières rencontres. Et pourtant, il y avait du beau linge
en défense cette saison-là : Dumon, De Sanghere, Alinho,
Martens, Lafont, Olsen, Cordiez et Den Haese, excusez du peu ! En 1979
et 1980, il s'imposa définitivement dans l'équipe avec
ses 31 et 33 rencontres sur 34, tout en terminant 3ème du championnat
et donc en se qualifiant pour la Coupe d'Europe. Il allait lors de la
saison 1981 prester pas moins de 40 matches officiels (33 de D1, 5 en
Coupe de Belgique et 2 en Coupe de l'UEFA). Il allait même scorer
pour la première fois sous nos couleurs le 17 septembre 1980,
mais pas à n'importe quelle occasion ! En effet, il nous donna
l'avance à la 42ème minute contre l'AC Torino
et
donc il restera à jamais l'avant-dernier buteur européen
de l'histoire du RWDM ! Durant la saison 1982, il y alla encore de 30
rencontres de D1, mais un ressort s'était distendu parmi le groupe.
En effet, une dispute intestine éclata entre tous les membres
de la jeune garde Molenbeekoise et Johan Boskamp que Michel fut le seul
à soutenir contre tous, toujours admiratif de sa hargne et de
son professionnalisme. Jan parti fin 1982, on s'attendait logiquement
au départ conjoint du Clabecquois, mais heureusement pour nous
il demeura encore une saison au Machtens. Il guida à merveille
les jeunes Patrick Gollièrre et Rudi Cossey tout en se targuant
de la 4ème défense de l'élite (38 buts encaissés
en 34 joutes) alors que nous terminâmes seulement 10ème
au classement. Il participa encore à 31 matches de cette ultime
saison tout en inscrivant 2 buts, son record chez nous : le 13 février
1983 il convertir un penalty à la 57ème en nous donnant
l'avance contre Liège (score final 1-1) et le 31 octobre 1982
il aida à notre qualification en Coupe de Belgique contre Hasselt
en scorant le 3-2 à la 91ème (score final 4-3). Il avait
connu les belles années du RWDM (qu'on savait bel et bien finies)
et devait s'éloigner pour franchir un nouveau pallier.
Il resta donc finalement jusqu'en 1983 chez nous (et
son départ coïncida l'année suivante avec notre première
rétrogradation en D2 que lui ne connaîtra jamais, tout
un symbole !) avant de rejoindre la Gantoise. Dès sa première
saison chez les Buffalos, il conquit son premier titre avec une Coupe
de Belgique contre le Standard (il marqua d'ailleurs un but à
Gilbert Bodart). Après 5 saisons à Gand, il prit la direction
de Courtrai en 1988 et y demeura 2 saisons. Il avait alors déjà
31 ans quand il reçut enfin sa chance au plus haut niveau en
prenant la direction d'Anderlecht en 1990. Il y demeura finalement 4
belles saisons avec à la clé 3 titres de champion et une
Coupe de Belgique, le tout à 35 ans passés SVP ! Alors
qu'on le voyait prendre la route d'une retraite bien méritée,
il prit encore le chemin de l'Olympique de Marseille où il officia
comme demi-défensif en disputant encore 39 matches de championnat
et 4 de la Coupe de l'UEFA pour le compte des Marseillais. A 36 ans
bien sonnés, non sans avoir remporté le titre de Super
D2 (22 équipes cette saison-là !) et fêter la remontée
avec l'OM, Michel se décida ensuite à mettre un terme
à sa prolifique carrière de footballeur non sans avoir
auparavant accumulé 42 capes chez les Diables Rouges tout en
participant à 3 Coupes du Monde en 1986 au Mexique, en 1990 en
Italie et en 1994 aux States.
Michel s'essaya ensuite au dur métier d'entraîneur
et il s'occupa pêle-mêle de Lembeek, Manosque (France),
Grimbergen, l'équipe nationale du Gabon, Courtrai (son seul club
en D1) et Nivelles. Il comprit très vite que cette reconversion
ne serait pas faite sur mesure pour lui : son caractère bien
trempé qui lui fait toujours dire en face des gens ce qu'il pense
vraiment lui coûta sûrement quelques belles places. De plus,
il reconnaît bien volontiers que la mentalité du foot actuel
ne lui convient plus, que les joueurs n'ont plus aucune personnalité
et que le business a pris le pas sur le plaisir. Sa seule passion qui
pourrait le faire replonger demeure la formation des jeunes qui devraient
faire du sport quotidiennement dans leurs écoles.
Né dans une famille ouvrière socialiste
et beau-fils d'un syndicaliste, Michel s'est également toujours
senti concerné par la vie politique de Tubize. C'est ainsi que
pour ses toutes premières élections, il n'obtint que quelques
voix de préférence en moins que Michel Dernies, échevin
des sports sortant. Mais toute la famille se sent concernée vu
que même sa fille Kim est actuellement conseillère provinciale
PS.
Michel a également toujours été
très actif professionnellement en dehors du football. Ainsi,
il travaillait toujours aux célèbres Forges de Clabecq
durant ses 2-3 premières saisons au RWDM et ne prit ensuite un
congé sans solde que quand il y gagna moins qu'au RWDM ! Plus
tard, quand il revint du Gabon, il bossa ainsi dans une société
qui émettait les chèques Sodexho. Par la suite, après
les dernières élections sociales, ne se voyant pas rester
inactif dans son fauteuil, Michel se rendit dans une agence d'intérim
(j'imagine aisément la tête de l'employée voyant
Michel De Wolf débarquer chez elle !) afin de retrouver de l'embauche.
Actuellement, il oeuvre dans une entreprise qui vend du matériel
d'équitation près de Hennuyères, Aktif. Le virus
foot ne mit pas longtemps pour le rattraper vu qu'en juillet 2007, il
reprit le club de foot de Clabecq en P4 afin d'empêcher de nombreux
enfants de se retrouver à la rue. Et le néo-président
de club désigna Antonio Bassegio (le frère de Walter)
comme entraîneur...
Afin de garder la forme et son éternelle jeunesse
à 49 ans, Michel s'astreint encore chaque dimanche à de
longues sorties de 70 kms en VTT avec ses potes. Et cette année,
il courra également les 20 kms de Bruxelles...