Patrick GOREZ
Belge, né le 12/07/1955, 3 années au
RWDM, saisons 1978-1980, 99 matches (89 en D1, 6 en CB, 4 en CE), 23
buts (19 en D1, 3 en CB, 1 en CE).
Le Central Patrick Gorez fut très vite considéré
comme un grand espoir du football belge. Incorporé dès
ses 18 ans en 1973 dans le noyau A de La Louvière qui évoluait
alors en D3 avec un certain Hubert Cordiez, il aida directement les
Loups à faire le bond vers la D1 suite à deux montées
consécutives. Débutant comme attaquant, il recula très
vite dans l'entrejeu. Il ne goûta pas avidement à sa première
saison en D1 lors de la saison 1976 vu que La Louvière fut rétrogradée
pour corruption et vit donc Hubert Cordiez se diriger vers le RWDM,
lui montrant anticipativement la voie. En 1977, il fêta un nouveau
titre de D2 avec les Loups et un certain Guy Dardenne pour retrouver
l'élite, muni du titre honorifique de meilleur buteur de la série
avec 19 buts.
Il reçut alors des offres concrètes du
Standard, d'Anderlecht, du FC Bruges et du RWDM qui enleva finalement
le morceau sur les conseils de son manager de l'époque, Monsieur
Jurion. Il couronna son premier match Molenbeekois de championnat à
Boom le 17 août 1977 de la meilleure des façons : on jouait
à peine depuis un petit quart d'heure qu'il déflora la
marque. Impressionné par tous les noms qui formaient alors le
noyau Molenbeekois et plus particulièrement par la rage de victoire
de Jan Boskamp, il accomplit toutefois une première saison satisfaisante
accompagnée de 33 matches de D1 pour 9 buts inscrits, ainsi que
de quatre matches de Coupe d'Europe avec à la clé un but
salvateur et qualificatif sur la pelouse d'Aberdeen. Il continua sur
sa lancée lors de la seconde saison en 1979 en cumulant 32 matches
de championnat pour 7 buts inscrits. Sa troisième et dernière
saison sous nos couleurs ne lui sourit pas autant puisqu'il ne presta
plus que 24 matches pour seulement 3 buts inscrits. Patrick, lui-même,
explique cette saison en demi-teinte par le fait qu'il y avait alors
pléthore de demis axiaux dans le noyau, mais pas d'ailiers, ce
qui fit que l'entraîneur l'y convia plus souvent qu'à son
tour à une place qui ne lui convenait manifestement pas. Certains
supporters le prirent même en grippe et le joueur se sentit du
coup plus à l'aise lors des matches away. Le club effectua tout
de même une magnifique saison et termina 3ème tout en se
qualifiant pour une nouvelle Coupe d'Europe. Malgré cela, devant
l'incertitude qui pesait sur son sort, il préféra quitter
notre club. Il aurait alors dû rallier la Gantoise mais une sérieuse
divergence de vues entre les présidents L'Ecluse et De Meester,
rivaux sur le marché de la construction, fit capoter la transaction.
Il fit alors l'erreur de retourner à La Louvière en D2
où il ne demeura qu'une saison. La Louvière mit plus de
3 ans avant de payer son dû à Patrick qui vit même
ses comptes bloqués tant ils étaient dans le rouge à
l'époque.
En 1982, il releva avec brio le défi Serésien
et fêta un nouveau titre de D2. En 83 et 84, il presta sans doute
ses meilleures saisons de D1, toujours à Seraing, au poste de
back gauche. Malheureusement, l'aventure de Seraing prit fin prématurément
à cause d'une inévitable faillite. A 30 ans, il se dirigea
alors vers l'équipe championne en titre, le SK Beveren avant
de finir sa carrière au plus haut niveau avec le Sporting de
Charleroi. Il fit une dernière pige à l'UR Namur avant
de devenir joueur-entraîneur à Auvelais et de boucler la
boucle (il aura ainsi joué dans toutes les divisions, de la P1
à la D1 !). Patrick déclara souvent que les joueurs, pour
s'y retrouver dans les dédales des contrats, devraient avoir
une formation de comptable
hé bien il allia le geste à
la parole puisqu'il excelle professionnellement depuis des années
dans le monde de la comptabilité et de la fiscalité !