Wesley SONCK
Belge, né le 09/08/1978, 1 année au RWDM, saison 1998,
34 matches (33 en D1, 1 en CB), 11 buts (11 en D1).
D'aussi loin qu'ils se souvienne, le petit mais costaud
Wesley Sonck a toujours été affublé d'un ballon
lui collant aux pieds. Il passait toutes ses journées dans la
rue à taper le cuir, devenant une véritable hantise pour
ses voisins qui ne comptèrent bientôt plus le nombre de
vitres qu'il avait pulvérisées. Ne possédant aucun
antécédent footballistique dans leur famille, ses parents
comprirent bien vite que, pour gagner un peu de tranquillité,
il conviendrait de l'inscrire rapidement au club local, le VK Ninove.
C'est ainsi que dès ses 5 ans et demi, le petit blond aux yeux
bleus rallia son premier club de foot, plus de 18 mois avant l'âge
légal et nécessaire pour pouvoir évoluer en compétition.
S'il ne put donc s'aligner avec ses potes durant ce laps de temps, le
petit Wesley n'en fut pas moins heureux de pouvoir effectuer tous les
entraînements avec ses aînés. Wesley Sonck demeurera
finalement une décennie au VK Ninove, bousculant tout sur son
passage et déjà affublé de ses caractéristiques
qui ne le quitteront plus jamais : de petite taille, cet attaquant de
poche infatigable ne rechignant pas à la tâche, bâti
tout en muscles comme une armoire normande tenant bien sur ses jambes,
s'avéra de suite aussi vif et rapide sur les premiers mètres
qu'endurant. A 15 ans, il attira bien vite les regards envieux des clubs
huppés qui avaient tous entendu parler d'un certain 13-0 en compétition
nationale où le target-man, repris en sélection flandrienne
de sa catégorie, en avait pris 10 à son compte. C'est
ainsi qu'à 16 ans, ce sympathisant du Club de Bruges et plus
particulièrement d'un certain Franky Van der Elst, rallia la
célèbre école des jeunes du RWDM, située
à quelques 25 kilomètres de son domicile familial et qui
évoluait alors toujours en D1. Afin d'encore plus développer
sa condition physique, Wesley s'inscrivit de suite à l'école
sportive de Wemmel.
Wesley Sonck allait s'affirmer comme une étoile filante dans
le ciel Molenbeekois, n'y demeurant finalement que 4 petites saisons
en traversant les catégories d'âge à la vitesse
de l'éclair. Il accomplit sa première saison en 1995 au
sein des Scolaires où il trouva pas moins de 32 fois le chemin
des filets adverses lors des 36 matches prestés, solide moyenne
vous en conviendrez ! Il émergea ensuite une saison et demie
parmi les Juniors UEFA où il devint international UEFA à
3 reprises tout en claquant 3 buts à Anderlecht lors d'une superbe
victoire par 4-1 contre l'ennemi de Saint-Guidon. Il passa l'autre demi-saison
parmi les Espoirs où il eut comme entraîneur un certain
Daniel Renders. Lors de l'été 1997, il rallia le Noyau
B, ultime étape avant le noyau A
mais il n'y prestera finalement
aucune joute. En effet, on avait vécu à l'entre-saison
un véritable exode de nos attaquants suite aux départs
conjugués des Lehmann, Pierre, Deglas et bientôt Nyyssonen,
laissant les jeunes Obenwa et Nechelput bien isolés sur leur
île déserte. Suite à la blessure et l'indisponibilité
de David Nechelput, Daniel Renders, désormais entraîneur
principal du club, pria Wesley de venir s'entraîner avec le noyau
A à quelques jours de la reprise du championnat 1997-1998.
Le premier match de championnat nous offrait finalement un déplacement
périlleux au Veltwijkpark du Germinal Ekeren en ce 9 août
1997, pile poil le jour du 19ème anniversaire de Wesley Sonck
qui allait y vivre le plus bel anniversaire de sa jeune et prometteuse
carrière. Non repris initialement dans les 16 présélectionnés
pour ce périple, Wesley ne dut finalement sa présence
qu'au forfait de dernière minute d'Olivier Malcorps. Mieux, il
allait même participer à son premier match au sein de l'élite
en doublant Alan Haydock à la 68ème tout en trouvant directement
le chemin des filets à la 85ème en ramenant l'espoir dans
nos rangs (2-1), mais nous fûmes finalement défaits 3-1
! Quel maiden-match pour le tout jeune Wesley qui n'allait plus jamais
quitter les pelouses de D1 ! Dès la semaine suivante, il prit
part à la fantastique victoire (0-2) en terres anderlechtoises,
demeurant le troisième des désormais célèbres
quatre remplacements de Daniel Renders, lorsqu'il monta au jeu à
la 82ème pour Rasquin. Alors qu'il aurait dû passer une
tranquille saison d'apprentissage au sein du noyau B, Wesley Sonck allait
finalement disputer pas moins de 33 rencontres sur les 34 possibles,
dominant de la tête et des épaules une saison apocalyptique
qui nous vit descendre en D2 tout en usant 3 présidents (Vilain,
Piret et De Prins), 2 managers principaux (Vermeersch et Van Holsbeek)
et 2 entraîneurs (Renders et Vandersmissen). Le célébrissime
éditeur d'images autocollantes Panini ne s'y trompa d'ailleurs
pas en le plébiscitant révélation de l'année
en D1 ! Dès le cinquième match, il scora à deux
reprises le 13 septembre 1997 contre St Trond, nous offrant une importante
victoire (2-0). Souvent remplaçant ou remplacé, devant
se contenter de bribes de rencontres, Wesley accomplit son premier match
complet le 22 novembre 1997 au KRC Genk ; il en dénombrera finalement
7 sur ses 33 capes ! Finalement, la seule joute qu'il loupa bien involontairement
fut celle qui a posteriori nous coûta notre chute dans les abîmes
de la D2, le 13 mars 1998 au Freethiel de Beveren où l'entraîneur
Guy Vandersmissen se priva volontairement de tout son apport offensif
tout en sélectionnant toute son armada défensive, pour
finalement être défait 1-0. S'il n'inscrivit plus de but
durant 21 rencontres, force fut de constater qu'il allait tout simplement
casser la baraque lors des 8 derniers matches puisqu'il ajouta alors
8 réalisations à son compteur personnel : il prit les
deux buts de la victoire contre l'Antwerp (2-0) à son compte
lors de la 27ème rencontre le 21 mars 1998, déflora la
marque au Lierse (1-1) lors de la 29ème journée le 11
avril, nous offrit les trois points contre Mouscron (2-1) lors de l'antépénultième
joute du 29 avril, égalisa au Mambourg de Charleroi (1-1) lors
d'une avant-dernière journée de triste mémoire
en ce maudit 3 mai 1998 et nous permit de quitter la D1 la tête
haute lors de notre dernier match couronné d'une plantureuse
victoire (5-1) contre Lokeren le 10 mai 1998 en prenant pas moins de
3 goals à son actif ! En inscrivant l'ultime but de cette saison,
Wesley, comme nous tous, ignorions encore alors qu'il nous faudrait
patienter pas moins de 3 ans 3 mois et 16 jours pour lui trouver un
successeur et revoir enfin un but Molenbeekois en D1 (Kolotilko le 26
août 2001 à Sclessin) !
Avec ses 11 réalisations, Wesley Sonck fut bien évidemment
notre meilleur buteur de la saison, bien loin devant les 7 buts de Miletic
ou les 4 concrétisations de Sabbadini. Les vautours de toutes
sortes eurent tôt fait de tournoyer au-dessus du Machtens et de
vite faire tourner la tête du nouvel international espoir qu'était
devenu le robuste et fonceur Wesley Sonck. S'ensuivit ensuite un bras
de fer entre le jeune joueur et la direction du club coalisé,
duquel on savait tous pertinemment bien qu'on sortirait grand perdant
à cause de cette foutue loi de 1978 ! C'est ainsi que le manager
Herman Van Holsbeek n'eut d'autre option que de laisser filer pour huit
pauvres petits millions de francs belges une réelle promesse
du football belge vers le Germinal Ekeren en cet été 1998.
Lors de cette saison 1999 il prestera 32 matches pour le Germinal Ekeren
du Veltwijkpark tout en plantant 7 nouvelles roses. La saison suivante,
le club fut absorbé par le Beerschot, rebaptisé en KFC
Germinal Beerschot Anvers et délocalisé au Kiel. Wesley
ajoutera 29 capes et 11 buts à son compteur lors de cette saison
2000. Wesley Sonck avait prouvé à la Belgique entière
qu'à 22 ans il était fin prêt pour le top et se
dirigea alors vers le KRC Genk avec la délicate tâche de
remplacer Strupar dans le cur des supporters, ce qu'il allait
allègrement faire en étalant littéralement sa classe
et son jusqu'auboutisme aux yeux de tout le royaume. Il allait finalement
demeurer trois grandioses et enrichissantes saisons au Fenix Stadion,
trustant les honneurs et récompenses diverses : 93 matches et
66 buts de D1, soulier d'or et footballeur pro de l'année en
2001, champion de D1 en 2002, meilleur buteur des championnats 2002
et 2003, une place de titulaire indiscutable au sein des Diables Rouges
avec une participation à la Coupe du Monde 2002 à la clé,
excusez du peu !
Wesley désira alors franchir un nouveau pallier et rallier un
grand club international. C'est ainsi qu'en juillet 2003, il signa un
juteux contrat avec l'Ajax d'Amsterdam où il devait prendre le
relais de l'Egyptien Mido. Il agrémenta de suite son palmarès
d'un titre de champion des Pays-Bas en 2004 après avoir presté
25 rencontres agrémentées de 9 buts. La deuxième
saison fut un long calvaire pour Wesley : après avoir participé
à 4 matches de Champions League et inscrit 1 but, il fut fréquemment
boudé par son entraîneur Ronald Koeman, ne disputant finalement
que 9 matches pour un seul petit but. Lors du mercato d'hiver (en janvier
2005), après 18 mois passés à l'Ajax, Wesley se
dirigea vers la Bundesliga et le Borussia M'Gladbach où Dick
Advocaat le voulait absolument. Lors de cette demi-saison, il ne foula
les pelouses allemandes qu'à 7 reprises et ne trouva l'ouverture
qu'à 2 reprises. La saison 2006, il n'ajoutera que 14 matches
et 4 buts à son compteur, tandis que la saison 2007 fut sans
doute la plus noire de sa jeune et brillante carrière. En effet,
il encourut une blessure lancinante au genou, ne presta que 7 rencontres
(sans aucun but) avant de se voir jeté dans le noyau B du Borussia.
Cette dernière entité ayant culbuté en D2 à
la fin de la saison régulière, possédant un contrat
bien trop onéreux, Wesley fut incessamment prié de se
trouver un nouvel employeur.
Voulant à tout prix se ressourcer autant familialement que sportivement,
Wesley Sonck opta alors le 20 août 2007 pour un retour en Belgique,
et plus précisément au Club de Bruges où il put
compter sur la concurrence des Sterchele, Djokic, Chavez, Van Heerden,
Salou et autre Capon. A 29 ans, encore en pleine force de l'âge,
Wesley se lia donc pour 2 saisons au Jan Breydelstadion tout en espérant
ensuite mieux rebondir à l'étranger. Après 5 mois
d'inactivité professionnelle, il retrouva assez vite poids de
forme et vélocité, même si ses stats n'affichent
finalement qu'une quinzaine de rencontres pour 4 roses. Il se l'est
juré, on retrouvera le vrai Sonck lors de sa seconde saison Brugeoise
car l'homme veut absolument retrouver les Diables Rouges avec lesquels
il est actuellement bloqué à 39 capes pour 16 réalisations.
Entouré de l'amour de sa femme Evi, de sa fille Amy et de son
fils Jason, croyez bien que vous verrez encore fréquemment transpirer
et trembler les défenseurs chargés de le museler lors
des saisons à venir !
.jpg)